MARK FORESTER EST MORT EN TENTANT DE RÉCUPÉRER UN CAMARADE
Voici la dernière photo de Calvin Harrison, infirmier de combat des forces spéciales (à gauche), et de Mark Forester, Combat Controller (à droite). Quelques heures plus tard, les deux camarades allaient être pris dans un violent combat, et Forester allait tomber en tentant de récupérer Harrison.
Le 29 septembre 2010, le Combat Controller Mark Forester a participé à une opération des forces spéciales américaines pour les appuyer dans leur assaut sur un bastion taliban en Afghanistan. Avec 4 soldats américains et 8 soldats afghans, Forester ouvrait la marche d’une patrouille motorisée, afin de pouvoir traiter au plus tôt d’éventuelles embuscades.
Dès que les forces spéciales ont atteint le village tenu par les insurgés, elles ont essuyé un feu nourri de mitrailleuses et de tireurs d’élite. Sans hésiter, Forester s’est exposé au feu ennemi et a commencé à faire traiter les positions adverses par l’appui aérien. Le tir des insurgés devenant de plus en plus précis, l’équipe a dû se replier à travers une zone découverte vers un compound afghan. Pendant ce mouvement, un tireur embusqué a pris l’équipe pour cible et a abattu peu après l’un des soldats afghans. Seules les frappes aériennes que Forester a guidées vite et avec précision ont permis de neutraliser le tireur ; le reste de l’équipe a rejoint le compound sain et sauf. Sur place, le Combat Controller a participé à la sécurisation du complexe d’habitations, puis a rejoint le gros des forces, qui cherchait à déborder les positions ennemies.
Quand, pendant le mouvement de débordement, un soldat américain s’est effondré, touché à mort, Forester s’est placé dans la ligne de tir, a engagé le tireur ennemi, puis a monté une équipe pour récupérer le corps du camarade tombé. Il a ensuite continué à mener ses camarades contre l’ennemi, jusqu’à ce que, après plusieurs heures de combat, Calvin Harrison tombe à son tour. En tentant de se frayer un chemin jusqu’à son camarade, Forester a été touché lui aussi et a succombé à ses blessures sur le champ de bataille.
Une fraternité que personne d’autre ne comprend.
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